Et si on reparlait encore de Tippex ?

Une ou deux semaines après mon arrivée à l’agence Buzzman fin août 2010, j’ai vécu un truc dont on rêve un peu quand on fait ce métier, vivre le lancement d’une campagne virale qui « prend », pour ne pas dire qui explose au niveau international. Pourtant je ne vous en avais pas encore parlé ici parce que je n’avais pas bien saisi ce qu’on pourrait appeler « l’effet Tippex ». Vécu de l’intérieur, je n’ai pas vu ce qui se passait au niveau des utilisateurs. Et ça, je ne l’ai découvert que ce w-e en montrant le dispositif deux soirs d’affilé par hasard à des amis qui n’avaient pas vu la campagne et qui étaient bouche-bée de voir que toutes leurs requêtes (qui sont en fait souvent les mêmes) trouvaient une réponse juste et fun. Je retiendrai aussi leur dernière phrase à la fin de l’expérience, « ça lundi, je le balance à tout le monde au boulot ». Du coup, je vais vous raconter un peu comme ça s’est passé de l’intérieur, la campagne Tippex.
Comme je venais d’arriver à l’agence pour reprendre le pôle Social Media, j’étais très peu impliqué dans Tippex. J’ai à peine aidé à l’activation en référençant des influenceurs internationaux et notamment anglais et italiens, seuls pays où la campagne était lancée officiellement à la base. On m’avait montré les vidéos et le principe avant que ça sorte, et on se demandait un peu si ça avait un vrai potentiel viral, certains y croyaient plus que d’autres… mais personne n’avait osé imaginer la portée qu’aurait la campagne. Pour être franc, j’avais trouvé ça sympa mais très proche de ce qui avait été fait par Burger King pour Subservient Chicken 5 ans auparavant. Sauf qu’une fois de plus, j’étais dans la bulle pubo-web-2.0 et je ne me rendais pas compte que Subservient Chicken, personne ne l’avait vu au niveau international et que surtout, Youtube donnait une toute autre portée au dispositif.
Et BOOOM (comme dirait Georges, le président de l’agence) ! A peine lancée, la campagne s’est littéralement répandue dans le monde entier instantanément. Quelle avait été la stratégie d’activation ? Franchement, la base. Quelques mails, tweets bien sentis sur certains influenceurs et c’était parti. C’est là que c’est devenu marrant, rafraîchir le flux Twitter-FB sur la requête Tippex et voir que des nouveaux Tweets ou posts FB arrivaient toutes les secondes… puis les posts de blogs reconnus dythirambiques, les appels de nouveaux prospects, les prix créatifs, etc, etc. Il y a aussi quelques côtés négatifs, comme gérer les clients et prospects qui veulent aussi leur effet Tippex et qui ne comprennent pas bien pourquoi ce n’est pas sur eux que c’est tombé. Enfin, il y a plus difficile ! Bref, une fois de plus, cette campagne a démontré que c’est le contenu créatif d’une campagne qui fait son succès.
En bonus, voilà le case-study de la campagne Tippex si vous ne l’avez pas encore vu :
Et si vous voulez rejouer avec l’ours et le chasseur :

