La TV de demain ?


On en parle de plus en plus, un peu partout et de tous les côtés de cette mort annoncée de la TV telle qu’on la connaît aujourd’hui. La fameuse convergence des médias est en train de faire son chemin, et Internet est bel et bien en train de changer la donne. Aujourd’hui plus personne ne l’ignore mais le modèle de demain reste quand même à inventer ainsi que le modèle publicitaire qui va avec bien sûr. Aux Etats-Unis l’usage des TiVo (qui permettent quand même déjà de regarder la TV à la demande sans pub) est déjà en train de faire plus que vaciller le célèbre spot de 30 sec utilisé massivement en pub. Ainsi les derniers spots des pages de pub aux US sont déjà ceux négociés au plus fort prix vu que Tivo enregistre les programmes un peu avant leur commencement…Certains comme KFC en sont à mettre des messages cachés pour forcer leurs cibles à regarder le spot au ralenti (voir ancien article dans cbuzz). Cependant, c’est inéluctablement vers Internet que toutes les têtes se tournent pour imaginer l’avenir de la TV. YouTube est la plateforme star de vidéos aujourd’hui, surtout depuis son rachat par Google pour 1,65 milliards de dollars, elle paraît crédible et a surtout déjà capté toute l’audience intéressée par de la vidéo sur Internet. CBS a déjà sa chaîne sur la plateforme, Coca-Cola y fait de la pub, le modèle se met donc en place. Cependant, les chaînes qui détiennent le nerf de la guerre, à savoir le contenu, sont en train de préparer leurs propres plateformes de diffusion. J’ai d’ailleurs été surpris par la qualité de celle proposée par France Télévisions ce matin à la suite d’un article lu dans le Monde.
Mais ce qui m’a poussé à écrire cet article, c’est l’annonce faite par les deux fondateurs de Skype (ex fondateurs aussi de Kazaa), Janus Friis et Niklas Zennstrom qui sont en train de mettre en place une TV de haute définition à portée mondiale sur Internet. Ils auraient réinvestis une partie de l’argent de la vente de Skype dans ce projet, “the Venice Project” qui promet d’être solide quand on connaît la réussite de ces deux compères…Pas beaucoup plus d’éléments pour l’instant, si ce n’est que leur projet est déjà bien avancé et testé par 6000 personnes en ce moment. Le modèle publicitaire est lui aussi déjà prévu avec de la pub dans les contenus négociés par ses producteurs ou de la pub diffusée et négociée par la plateforme. Affaire à suivre donc…

Source:

-Digital Bulletin

Suzuki Films : de la grosse production sur Internet

A l’occasion du lancement d’une nouvelle gamme de 4*4 sur le territoire américain, Suzuki est en train de mener une campagne de communication basée uniquement sur des films diffusés sur internet, sur son site www.suzukifilms.com. Un teaser est diffusé dans les salles de cinéma présentant un clip de 30 secondes mélangeant action, intrigue, avec de vrais acteurs et de vrais moyens pour un film qui pourrait être une vraie production hollywoodienne. Il est intéressant de noter que, dans ce cas précis, les salles de cinéma sont au service d’internet. En effet, en allant sur suzukifilms.com, on peut visionner le premier épisode The Briefcase d’une série de 4 petits films et être informé de la date de sortie des prochains en s’abonnant. Une façon habile de mettre en scène les nouveaux véhicules de la marque. Les moyens employés semblent dans tous les cas très importants pour une diffusion sur internet seulement. Maintenant, reste à savoir si le public suivra les aventures de Vanessa, David et Rusty : la réponse dans quelques semaines.

SNCF, des idées d’avance, même en communication

La SNCF a réellement depuis quelques années dépoussiéré son image d’entreprise nationale synonyme de grèves à répétition et de trains obsolètes…Même si dans les faits, surtout au niveau des grèves, tout n’est pas encore rose. Enfin au niveau com’ en tout cas, les efforts entrepris sont de plus en plus intéressants, voire impresionnants. Dans les premières entreprises à avoir utiliser le buzz, notamment en BtoB pour le TGV (avec TBWA/Interactive sous forme d’une vidéo virale, cestunchoix.com qui n’existe malheureusement plus, donc voir l’article sur cbuzz), elle a ensuite été suivie par toutes ses filiales, IDTGV (série de [vidéos virales à sa création avec le personnage John Kevin, et en ce moment un vrai film viral avec même Jean Rochefort en guest) et Voyages-sncf.com qui a quand même réussi le coup de buzz en 2005 avec Transatlantys (voir article sur culture-buzz).
Aujourd’hui, et ce depuis deux ans, le nouveau credo de la SNCF au niveau corporate, c’est “donner au train des idées d’avance”. Et ces “idées” comme vous devez certainement vous en rappeler sont d’ailleurs apparues physiquement en tant que petits personnages lors du premier spot de rebranding.

Le premier spot des idées

Ces petits personnages sont depuis régulièrement utilisées et notamment en ce moment dans une campagne centrée sur les “idées”, les mettant en scène dans différents spots ainsi que sur un site assez réussi l’atelier des idées.


Tikefone
envoyé par SNCF_

Ces personnages sont en train de devenir même des icônes qu’il est désormais possible d’acheter en jouet sur l’espace e-shopping de la SNCF !

La SNCF a donc réellement réussi un véritable tournant dans son identité de marque en utilisant une communication multi-supports, innovante et très audacieuse. Voyages-sncf qui essaie d’émerger comme une vraie marque vient aussi de changer son logo, je vous laisse apprécier le ton de la communication utilisée pour l’annoncer dans 20min et Stratégies, personnellement, je trouve ça génial, ça change vraiment des discours de marque pompeux auxquels on est habitué !
recto:

verso

Sources :
Le petit Musée des Marques
Culture-buzz

Le phénomène Blendtec


Blendtec est une marque de mixeurs à usage domestique dont on aurait plutôt l’habitude de voir la pub au téléachat. Rompant complètement avec ce moyen de communication un peu “ringard” la marque américaine s’est lancé dans les vidéos virales sur son site dédié Will it blend ? mais aussi et surtout sur YouTube. Le principe est très novateur : les vidéos mettent en scène un professeur tentant les expériences les plus folles pour prouver la robustesse et l’efficacité du mixeur. Tout y passe : des balles de golf, un râteau de jardinage, des canettes de soda, avec toujours la même question : will it blend ? Les expériences sont bien sûr à ne pas reproduire chez soi. Elles n’ont pour but que de faire parler du produit par un genre de vidéos dont la plupart des internautes sont friands : la vidéo spectaculaire dont tout le monde s’échange le lien, celle qui génère le plus de buzz. Le résultat est là car près d’un mois après le lancement de la campagne, bon nombre de bloggeurs relaient l’information et diffusent les vidéos sur leur site. Sans compter le nombre saisissant de fois que les vidéos ont été visionnées sur YouTube : près de deux millions de fois pour la vidéo des balles de golf, 400 000 pour le râteau etc… Récemment, le “broyage” d’un iPod a été diffusé et les poussières obtenues ont même été mises en vente sur le site d’enchères Ebay : au 16 décembre, les enchères sont à 300 dollars … pour de la poussière d’iPod ! Un véritable phénomène prouvant une fois de plus le pouvoir d’internet pour rajeunir et redynamiser l’image d’une marque et d’un secteur souvent “vieillots” et peu enclins aux innovations en matière de communication.

Smart – Espagne


Smart ou l’art de faire parler de soi à moindre coup. L’une des particularités de l’utilisation d’internet dans les campagnes publicitaires est le faible coût que cela représente. Smart en Espagne nous le démontre une fois de plus avec ces 3 films viraux, diffusés sur YouTube. La marque joue sur l’effet totalement improbable et surprenant d’une Smart Fourfour à 11860 euros autour de 3 spots : les ovni, les fantômes ou le bigfoot dans la forêt. La qualité de la réalisation est volontairement mauvaise et très proche d’un film amateur, le but étant de susciter l’interrogation quant à la véracité de ces films. Le résultat est là : plus de 50 000 views sur Youtube ; un message clair : une marque, un prix, un site, le tout à un moindre coût. En bref, une campagne de marketing viral efficace.
Sources : Culture Buzz

Ah ça c’est le cochon qui fume…

Incroyable film par le gouvernement Belge pour l’interdiction de fumer dans les restaurants. Les Belges s’illustrent souvent dans des campagnes virales à l’humour toujours dévastateur, cette fois-ci c’est même le gouvernement qui se prend au jeu. Les films viraux ne sont pas morts et il est intéressant de voir que même des insititutions osent les utiliser et aller loin, voire très loin. On se rappelle de la dernière campagne en France de l’INPES qui avait été aussi très bien réalisée, avec même un teasing superbement orchestré (voir article dans CultureBuzz encore).

Sources: Ads of the World

Thompson – Publicis Net

Voilà une vidéo virale qui circule le net depuis presqu’un mois et qui a fait pas mal de bruits, provoquant un buzz appréciable pour Thomson et son agence Publicis Net. Jugez plutôt les stats de DailyMotion, 130 230 vues et 109 commentaires ! Il faut dire que contrairement à bon nombre de films viraux, la qualité de la réalisation est clairement au rdv et ça fait plaisir. C’est d’ailleurs très représentatif du changement qui est en train de s’opérer chez les annonceurs qui n’hésitent donc plus à investir dans la publicité en ligne et le buzz. Bon il reste encore du chemin à parcourir mais les réussites sont là et le fait aussi que les marques proposent leur contenu sur des plateforme de diffusion partagée comme DailyMotion démontre qu’ils osent enfin se détacher du “tout-contrôle”. Bravo donc à Publicis Net qui prouve qu’une agence web peut aussi prétendre réaliser des films de qualité et ne pas rester cantonner au rôle d’éditeur de bannières et de diffusion de vidéos virales réalisées par les agences tradi qui auraient les “compétences”.
N’hésitez pas d’ailleurs à aller faire un tour sur leur blog décompléxé et sans tabous: BadBadBlog

YouTube – CocaCola

Depuis le rachat par Google de YouTube pour la modique somme de 1,65 milliards de dollars, plus personne n’ose rigoler sur le peu de rentabilité du modèle du plus célèbre portail de partage de vidéos en ligne. D’ailleurs, la liste des campagnes sur le portail ne cessent de s’allonger. Après CBS, l’une des principales chaînes de TV US qui a carrément sa propre chaîne sur YouTube et y propose bon nombre de ses émissions, c’est Coca-Cola qui a signé un partenariat avec YouTube pour une campagne pour les fêtes de fin d’année. “Holiday WishCast” permet ainsi d’envoyer ses voeux vidéos pour Noël. Vous pouvez bien entendu, CGM oblige, uploader vous-même votre propre clip ou alors envoyer les clips déjà réalisés par des “stars” youtubiennes. Parce que oui, en plus YouTube crée des stars aujourd’hui tout comme n’importe quelle chaîne de TV pourrait le faire finalement mais avec une portée mondiale…L’idée est juste et devrait fonctionner, cette fois-ci, Coca qui avait dans un premier temps mal réagi aux vidéos DietCoke-Mentos (voir mon article à ce propos dans Culture-Buzz), prend vraiment la mesure de la pub 2.0 et prouve du même coup la viabilité du modèle de YouTube en joignant sa marque reconnue au projet. Un bénéfice mutuel donc en terme d’image et certainement de retombée…

Sources:

Mashable.com

Consumer Generated Media, Nielsen s’y intéresse

Une récente étude de l’un des instituts références, Nielsen (CGM Overview) démontre réellement le pouvoir du “consumer generated content” soit tout ce qui concerne le rôle grandissant des utilisateurs/consommateurs dans l’influence et la publicité par le biais d’Internet. On trouve donc dans cette étude bon nombres de chiffres éloquents sur le pouvoir désormais installé des consommmateurs sur les marques et sur le rôle de diffusion d’Internet. Comme vous le voyez sur le shéma ci-dessous Internet intervient aujourd’hui dans bons nombres des décisions d’achat des consommateurs. De plus, ce phénomène est loin de ne concerner qu’une partie de la population, sachant que 44% des Internautes publient leur avis sur des marques par le biais de blogs et autres moyens.

Cette étude est particulièrement intéressante en elle-même car elle est une des premières à rendre réellement compte de l’importance grandissante du contenu en ligne généré par les utilisateurs. Même si aujourd’hui, on entend parler que de ça pour peu qu’on s’intéresse un peu au marketing, il est important que certains instituts d’études renomés (Nielsen a d’ailleurs créé cette année une division spéciale pour mesurer le “buzz”), démontrent qu’il ne s’agit pas que de délirs de marketeurs sur le retour après l’effondrement de la première bulle web…Cette fois-ci il semble bien que ce ne soit plus une bulle même si la rentabilités de nombreuses applications web 2.0 reste à trouver.

Publicité 2.0

Voilà donc un blog pour parler des nouvelles tendances et secousses qui agitent le monde de la publicité aujourd’hui. On va donc aborder tout ce qui concerne la nouvelle donne qui est en train de remodeler petit à petit le paysage publicitaire. Internet est certainement l’un des principaux responsables des changements actuels et c’est donc plus particulièrement sur ce média que nous nous attarderons. N’oublions pas que ce blog est aussi et surtout là pour alimenter notre travail sur un mémoire au sein d’Euromed Marseille Ecole de Management. Pour ne rien vous cacher, la problématique du mémoire est en cours de construction, mais on peut déjà simplifier notre sujet sous le terme “Publicité 2.0″. Par ce terme nous signifions surtout comme pour le web 2.0 l’émergence d’une nouvelle vague de la publicité. Contrairement à certaines prédictions alarmistes, nous pensons en effet que loin d’être en cours de disparition, la publicité est en train de se renouveler en profondeur. De plus, le “web 2.0″ fait d’ailleurs parti de cette révolution et c’est pourquoi ce nom nous semblait tout choisi. Nous affinerons bien entendu cette problématique et notre champs d’investigation au fur à mesure de l’avancement de ce blog et de nos travaux. “Work in progress” donc.